Le Casual Games White Paper 2008/2009 IDGA enfin en ligne !

16 mars 2009 par  
Classé dans Actualités, Analyses / Etudes, Dossiers, Marché

L’IGDA ( International Games Developers  Association ) a enfin mis en ligne le Casual Games White Paper 2008/2009 ! La dernière édition datait de 2006 et cela faisait pas mal de temps que nous l’attendions !

Plus de 200 pages consacrées au casual gaming, son industrie, ses business model, son audience, ses chiffres, ses developpements,  mais également le design et sound design des casual games, leur gameplay et mécaniques de jeux , bref  c’est complet, c’est bien fait et c’est surtout mis à jour, avec des chiffres récents. Cliquez sur l’image ci dessous pour ouvrir le pdf :

igda

Une mine d’informations concernant le casual gaming !

Bonne lecture à tous et merci à Roman Nouzareth pour le lien !

Les Business Models du Casual Game : Vente au détail / Distribution

20 janvier 2009 par  
Classé dans Définitions, Dossiers

Suite des posts des business models des casual games, après avoir vu le Try and Buy ainsi que le Free to Play, nous allons nous attaquer à la distribution physique des casual games.

De mon point de vue, il existe deux types de distribution  de casual games :

  • Les jeux disponibles sur le net de type try and buy par exemple, que l’on porte sur console (ex: Diner Dash ou Bejeweled)
  • Les jeux qui ne sortent qu’en support physique ( Dr Kawashima, Animal Crossing)

Voyons donc ce qu’est la distribution de casual games en support physique :

En 3 mots :

La vente au détail des casual games est tout simplement la vente d’un jeu sur DVD, dans un emballage et livré avec une notice. Le prix des jeux varie de 10 euro à 65 euro, ceux-ci sont présentés en rayon dans les chaines spécialisées et grandes surfaces.

Les origines :

Les jeux vidéos sont vendus depuis un grand nombre d’années en magasin, la vente au détail est le business model premier des jeux vidéo dits core ou hardcore.

Distribuer des jeux casual en magasin n’a,  en soi rien d’innovant, sauf pour le portage d’un jeu distribué en premier lieu sur le web. L’un des premier à porter un try and buy en grande surface est MumboJumbo avec des best sellers d’autres éditeurs ( Bejeweled ou Luxor l’un de ses propres jeux) en 2003.

Le concept :

D’un point de vue traditionnel (les jeux ne sortant que sur support physique), la distribution de jeux casual implique les mêmes étapes de commercialisation que les jeux vidéo classiques.

Cela inclus donc : la fabrication,  le design du packaging, le marketing, publicité autour du jeu (tv, radios, presse, site dédié)  et en magasin (plv, achat de corner privilégiés etc…). Donc même si ces jeux remportent un beau succès,  leur commercialisation peut rapidement représenter 50% du prix de vente.

Exemple des dépenses associées à la distribution d’un jeu casual :

  • Prix de vente du jeu :  $19.9
  • Marge du distributeur: 30%
  • Boite et dvd:  $3
  • Réalisation :  $2
  • Marketing : $2
  • Soit $ 6 qui reviennent aux éditeurs du jeu. (Source CGA)

Si pour la plupart des grands éditeurs, les budgets dédiés à la commercialisation  sont conséquents, il n’est pas rare pour les petits éditeurs de jeux d’abord édités sur le web de sortir des compilations de leurs jeux sur un seul support.

C’est pour cette raison que beaucoup d’éditeurs de jeux se contentent ainsi d’une distribution online, les couts de merchandising étant beaucoup trop élevés pour eux.
Quelques uns arrivent quand même, de part leur importance à porter leurs jeux en support physiques comme Bigfishgames, avec la sortie du jeu Mystery Case Files : Millionheir sur DS, ayant, à l’affiche de sa publicité outre atlantique,  Liv Tyler !

Le marché :

La grande difficulté est d’amener les joueurs casual dans les rayons jeux vidéo des magasins généralistes et dans les chaines spécialisées.

Nintendo dispose de budgets marketing lui permettant des campagnes publicitaires multi-canal, mais si vous regardez d’un peu plus prés les rayons jeux des grands magasins, vous découvrirez des jeux dont vous n’avez jamais entendu parler, sauf si vous êtes un adepte du try before you buy.

C’est avec surprise que j’ai ainsi pu découvrir depuis quelques mois, l’arrivée de cake mania2, hot dish, diner dash,  etc… en faisant mes courses (oui, je ne peux m’empêcher de passer par les jeux  à chaque fois !)

Ces petits jeux vendus dans les 15 euros ne sont pas mis en valeur et  sont méconnus du public. Ils entrent en compétition avec les autres jeux casual disponibles en rayon bénéficiant de campagnes de promo importantes.

Le bouche à oreilles peut fonctionner, le prix peut jouer dans la décision d’achat, mais le jeu peut également rester en rayon et constituer des stocks d’invendus (impensable en téléchargement).
Ce type de business model permet par contre de vendre son jeu, aux casual gamers, réticents à l’idée d’acheter un jeu en téléchargement.

Il faut donc avant de se lancer dans la commercialisation d’un jeu en support physique, avoir déjà connu un succès sur le web, être connu du public casual gamer, sans quoi le risque d’échec est important.

Les petites compagnies n’ayant pas d’expérience dans la chaine de distribution devront par conséquent s’adjoindre l’aide de spécialistes du marché, qui sauront développer ce business model à leur coté, en mesurant bien les risques et le potentiel de réussite du jeu.

Ce qui m’étonne aujourd’hui avec la dématérialisation des jeux et le téléchargement de plus en plus développé de jeux vidéo ( que cela soit par Xboxlive, Wiiware ou PSN ou sur pc) ,  c’est de voir arriver des casual games à contre courant. Affaire à suivre …

Définition : Casual Games

23 novembre 2008 par  
Classé dans Définitions, Dossiers


On peut lire tout et n’importe quoi sur le net,  concernant les casual games. Il est parfois difficile pour les internautes non avertis de savoir concrètement ce que c’est.

Vous trouverez ici une définition des Casual games.

Les casual games sont avant tout des jeux vidéo. Ils ont toujours été présents dans le monde du jeu vidéo mais le développement de ce marché et cette dénomination ne sont apparus qu’en 1999/2000.

A la base, les premiers jeux vidéos de type arcade sont des casual games.  Le développement des jeux, les technologies de plus en plus abouties et avancées ont entrainé la mise en place de nouveaux codes du jeu vidéo avec l’apparition des dénominations gamers et hardcore gamers.

Qu’est ce qu’un casual game ?

Les casual games sont tous publics : famille, enfants, adolescents, adultes, seniors. On les retrouve sur toutes les plateformes de jeux : pc et mac, consoles (DS, Wii, PsP, Playstation, Xbox), téléphones mobiles, PDA et bien sur Internet.

Non violents, faciles à appréhender et à comprendre, les casual games ne requièrent aucune compétences ou expertises particulières pour y jouer.

Quelque que soit le profil de la personne, un casual game permet de pouvoir jouer sans avoir à lire une notice d’accompagnement ou connaître des combinaisons de touches (clavier ou manette).

Casual = occasionnel ?

La traduction littérale en français de casual games est jeux occasionnels. Il est important de ne pas prendre ce terme « casual » au premier degré, comme on peut le lire sur le net ou dans les magazines spécialisés jeux vidéo. Casual est le synonyme de relaxed.

Certes, il est des joueurs casual qui ne jouent que rarement, mais la majorité des casual gamers joue au moins une fois par jour.

On dit souvent des casual games qu’ils sont courts, rapides à jouer, ne durant pas plus de 5 à 10 minutes. Bien évidement de nombreux jeux flash disponibles sur le net sans téléchargement (appelés communément les web-based games) permettent de jouer en moins d’1/4 d’heure une petite partie pour se détendre.

Mais la grande majorité des casual gamers passent en réalité de nombreuses heures à jouer et ceci en plusieurs sessions dans la journée.

Le temps de jeu d’un casual gamer dépasse allégrement le 15 à 20 heures de jeu par semaine.

Ceci est du en grande partie à la facilité avec laquelle il est possible de mettre en pause sa partie, la stopper et la reprendre sans conséquences sur le jeu. Dans un try and buy classique, un niveau de jeu demande en moyenne 7 à 15 minutes pour être réussi. Une sauvegarde automatique permet de reprendre le jeu au niveau non réussi ou au niveau suivant.

Ne tombons donc pas dans les raccourcis de la traduction littérale !

La plupart des casual gamers ne se considèrent d’ailleurs pas comme des « gamers » même si leur temps de jeu est important. Il n’est pas rare aujourd’hui de remplacer le zapping télé en sortant du travail par un casual game afin de se détendre, se déstresser, s’évader.

Quelle est la différence entre un casual game et un core game ou hardcore game ?

Les core ou hardcore games se positionnent sur une cible bien définie qui représente moins de 15% de la population: en général des joueurs jeunes de 18 à 35 ans, de sexe masculin.

Les thèmes abordés récurrents sont à contrario à l’opposé des thèmes casual : science fiction, horror, simulation mécanique, combat, etc….

Un core ou hardcore game demande plusieurs mois de développement, un budget conséquent ( un développement sur console next gen se compte en millions d’euro, quand un développement de casual game demande entre 10.000 et 500.000 euros) et une campagne marketing bien ficelée avec une communication multi canal.

La qualité graphique est très élevée, utilisant les capacités de consoles next gen ou de pc puissants, quand le casual game est de type arcade avec mise en avant lors du développement de la jouabilité, de l’ergonomie et du design du jeu sans pousser le développement sur la qualité graphique.

C’est pourquoi les casual games téléchargeables pèsent entre 25 et 100 Mo quand un jeu sur pc ou console next gen dépasse allégrement les 5 Go

Les niveaux d’un core ou hardcore game demandent en moyenne entre 30 minutes et 2 heures pour être finis. Pour être plus parlant comparez un Diner Dash, Bejeweled ou Tetris avec un GTA, Dead Space ou Far Cry…

Vous voyez ce que je veux dire ? :)