Marché : BigFish Games, quelques chiffres

16 novembre 2009 par  
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bigfishminiBonjour à tous, je voulais partager avec vous quelques chiffres concernant BigFish Games suite à un article du Journal du Net. La société figure parmi les 20 plus fortes croissances de l’e-commerce américain en se positionnant 16ème dans le Top 500 2009 de l’e-commerce US publié par internet Retailer.
Pas étonnant puisque BigFish Games a connu une croissance de 73% en 2008 avec un chiffre d’affaires s’élevant à 83 millions de dollars, avec 11 millions de visiteurs uniques par mois.
Le panier moyen d’un joueur est de 9 dollars.
De quoi faire rêver !

BigFish games est l’un des leaders mondiaux du casual gaming, dont le business model est basé sur le try and Buy ( ou Try before you buy). Les internautes peuvent télécharger des casual games gratuitement puis les essayer durant 1 heure. S’ils sont satisfaits et souhaitent acquérir le jeu, un abonnement ( résiliable facilement) leur est proposé leur permettant d’acquérir les jeux au prix de 5.90€ ( un jeu par mois à acheter minimum)

10 ans de casual games : Pogo fête son anniversaire

1 octobre 2009 par  
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PogoHappy Birthday Pogo!

Pour fêter son anniversaire, le portail de jeux en ligne a proposé à ses joueurs ce qu’il sait le mieux faire : rassembler et fidéliser la communauté autour d’un jeu. Une partie géante de Poppit !, l’un des jeux plébiscité depuis des années par les membres de Pogo, a été lancée afin de battre le record de connectés simultanés sur un jeu

Et c’est chose faite puisque 181 000 joueurs se sont connectés et ont joués à Poppit !

Lancée en 1999, puis rachetée par Electronics Art en 2001 ( pour un montant s’élevant à environ 40 millions de dollars), la start -up est devenu un incontournable des plateformes de casual gaming. Le site propose aujourd’hui des centaines de jeux casual, mais les incontournables ( Poppit!™, Word Whomp™ et First-Class Solitaire) restent les jeux les plus joués sur Pogo.com.

L’offre de Pogo s’est étoffée au fil des années, avec l’introduction en 2000 des espaces de chat pour chaque room de jeu, l’offre premium avec abonnement en 2003, les Pogo Minis ( avatars) en 2005 et la micro transaction en 2006 avec les Pogo Gems.

2008 a vu également la création de portails spécialement dédiés à la France et à l’Allemagne.

Proposant aujourd’hui des centaines de jeux, Pogo a su fédérer des millions de joueurs en Amérique du Nord, Allemagne, France et Grande Bretagne. Les joueurs de Pogo ont passé ces 4 dernières années, plus de 6 milliards d’heures à jouer plus de 8 milliards de parties !

Electronics Art a réussi un véritable challenge en dépassant les 1.75 millions d’abonnés au Club Pogo (Aout 2009). Le Club permet d’avoir des jeux sans interruptions publicitaires, des avantages VIP, des avatars supplémentaires ainsi que des chat privés.

Un bel exemple de réussite, Pogo n’a plus à démontrer qu’il mérite  sa place parmi les leaders mondiaux du casual gaming ( Comscore Aout 2009 : N°1 des sites aux États-Unis en terme de durée de visite)

Les 15,3 millions de Visiteurs Uniques par mois restant en moyenne 62 minutes sur le site ne diront pas le contraire !

Edit : Le site Pogo.com devrait subir un relooking courant octobre !

Nouvel Abonnement Bigfish Games : Casual Games à 5.99 euro

25 mai 2009 par  
Classé dans Actualités, Jeux

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Il me fallait bien l’évoquer, même si l’annonce de ce nouvel abonnement Bigfish Games date déjà de plusieurs jours. L’information est importante pour les abonnés et non abonnés du Bigfish Games Club, car elle amène avec elle une grande modification dans la gestion de l’abonnement mais surtout une baisse des prix sur les casual games !

Dorénavant, l‘abonnement à Bigfish n’engage plus sur la durée ou le nombre de jeux achetés, exit les différents game club voici la nouvelle version qui comprend :

  • Pas d’engagement : quelque soit le nombre de jeux que vous achetez, vous pouvez annuler votre abonnement à tout moment
  • Prix fixe sur tous les jeux : 5.99 euro ! Suppression des jeux à 16.99 €
  • Au bout d’un an d’abonnement : vous gagnez la peluche Felix
  • Chaque mois, vous recevez un crédit de jeu, qui n’expire pas ( même si vous vous désabonnez)
  • Accès aux nouveautés avant tout le monde
  • Assistance dédiée

Cela permet donc aux joueurs non abonnés de franchir le pas, sachant qu’il suffit d’annuler l’abonnement avant la date du prélèvement automatique.

J’y vois un moyen de contrer la concurrence, en obligeant les joueurs à s’abonner pour acheter un jeu, on fidélise les joueurs par le prix et on s’assure que ceux ci n’iront pas acheter ailleurs. Que vont donc faire les Playfirst, Zylom et autres ?

Mais pour nous, cela permet d’avoir des casual games à 5.99 € et franchement, c’est vraiment une bonne nouvelle !

5.99 euro le jeu chez Bigfish Games

Le Casual Games White Paper 2008/2009 IDGA enfin en ligne !

16 mars 2009 par  
Classé dans Actualités, Analyses / Etudes, Dossiers, Marché

L’IGDA ( International Games Developers  Association ) a enfin mis en ligne le Casual Games White Paper 2008/2009 ! La dernière édition datait de 2006 et cela faisait pas mal de temps que nous l’attendions !

Plus de 200 pages consacrées au casual gaming, son industrie, ses business model, son audience, ses chiffres, ses developpements,  mais également le design et sound design des casual games, leur gameplay et mécaniques de jeux , bref  c’est complet, c’est bien fait et c’est surtout mis à jour, avec des chiffres récents. Cliquez sur l’image ci dessous pour ouvrir le pdf :

igda

Une mine d’informations concernant le casual gaming !

Bonne lecture à tous et merci à Roman Nouzareth pour le lien !

Les Business Models du Casual Game : Vente au détail / Distribution

20 janvier 2009 par  
Classé dans Définitions, Dossiers

Suite des posts des business models des casual games, après avoir vu le Try and Buy ainsi que le Free to Play, nous allons nous attaquer à la distribution physique des casual games.

De mon point de vue, il existe deux types de distribution  de casual games :

  • Les jeux disponibles sur le net de type try and buy par exemple, que l’on porte sur console (ex: Diner Dash ou Bejeweled)
  • Les jeux qui ne sortent qu’en support physique ( Dr Kawashima, Animal Crossing)

Voyons donc ce qu’est la distribution de casual games en support physique :

En 3 mots :

La vente au détail des casual games est tout simplement la vente d’un jeu sur DVD, dans un emballage et livré avec une notice. Le prix des jeux varie de 10 euro à 65 euro, ceux-ci sont présentés en rayon dans les chaines spécialisées et grandes surfaces.

Les origines :

Les jeux vidéos sont vendus depuis un grand nombre d’années en magasin, la vente au détail est le business model premier des jeux vidéo dits core ou hardcore.

Distribuer des jeux casual en magasin n’a,  en soi rien d’innovant, sauf pour le portage d’un jeu distribué en premier lieu sur le web. L’un des premier à porter un try and buy en grande surface est MumboJumbo avec des best sellers d’autres éditeurs ( Bejeweled ou Luxor l’un de ses propres jeux) en 2003.

Le concept :

D’un point de vue traditionnel (les jeux ne sortant que sur support physique), la distribution de jeux casual implique les mêmes étapes de commercialisation que les jeux vidéo classiques.

Cela inclus donc : la fabrication,  le design du packaging, le marketing, publicité autour du jeu (tv, radios, presse, site dédié)  et en magasin (plv, achat de corner privilégiés etc…). Donc même si ces jeux remportent un beau succès,  leur commercialisation peut rapidement représenter 50% du prix de vente.

Exemple des dépenses associées à la distribution d’un jeu casual :

  • Prix de vente du jeu :  $19.9
  • Marge du distributeur: 30%
  • Boite et dvd:  $3
  • Réalisation :  $2
  • Marketing : $2
  • Soit $ 6 qui reviennent aux éditeurs du jeu. (Source CGA)

Si pour la plupart des grands éditeurs, les budgets dédiés à la commercialisation  sont conséquents, il n’est pas rare pour les petits éditeurs de jeux d’abord édités sur le web de sortir des compilations de leurs jeux sur un seul support.

C’est pour cette raison que beaucoup d’éditeurs de jeux se contentent ainsi d’une distribution online, les couts de merchandising étant beaucoup trop élevés pour eux.
Quelques uns arrivent quand même, de part leur importance à porter leurs jeux en support physiques comme Bigfishgames, avec la sortie du jeu Mystery Case Files : Millionheir sur DS, ayant, à l’affiche de sa publicité outre atlantique,  Liv Tyler !

Le marché :

La grande difficulté est d’amener les joueurs casual dans les rayons jeux vidéo des magasins généralistes et dans les chaines spécialisées.

Nintendo dispose de budgets marketing lui permettant des campagnes publicitaires multi-canal, mais si vous regardez d’un peu plus prés les rayons jeux des grands magasins, vous découvrirez des jeux dont vous n’avez jamais entendu parler, sauf si vous êtes un adepte du try before you buy.

C’est avec surprise que j’ai ainsi pu découvrir depuis quelques mois, l’arrivée de cake mania2, hot dish, diner dash,  etc… en faisant mes courses (oui, je ne peux m’empêcher de passer par les jeux  à chaque fois !)

Ces petits jeux vendus dans les 15 euros ne sont pas mis en valeur et  sont méconnus du public. Ils entrent en compétition avec les autres jeux casual disponibles en rayon bénéficiant de campagnes de promo importantes.

Le bouche à oreilles peut fonctionner, le prix peut jouer dans la décision d’achat, mais le jeu peut également rester en rayon et constituer des stocks d’invendus (impensable en téléchargement).
Ce type de business model permet par contre de vendre son jeu, aux casual gamers, réticents à l’idée d’acheter un jeu en téléchargement.

Il faut donc avant de se lancer dans la commercialisation d’un jeu en support physique, avoir déjà connu un succès sur le web, être connu du public casual gamer, sans quoi le risque d’échec est important.

Les petites compagnies n’ayant pas d’expérience dans la chaine de distribution devront par conséquent s’adjoindre l’aide de spécialistes du marché, qui sauront développer ce business model à leur coté, en mesurant bien les risques et le potentiel de réussite du jeu.

Ce qui m’étonne aujourd’hui avec la dématérialisation des jeux et le téléchargement de plus en plus développé de jeux vidéo ( que cela soit par Xboxlive, Wiiware ou PSN ou sur pc) ,  c’est de voir arriver des casual games à contre courant. Affaire à suivre …

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