Les Business Models du Casual Game : Try Before You Buy

4 janvier 2009 par  
Classé dans Définitions, Dossiers

Quels sont les business models du casual game ? Comment les acteurs du marché génèrent-ils des revenus ?
Après avoir traité du business model Free to play, attaquons maintenant le Try and Buy, appelé également Trial to Purchase ou encore try before you buy.

En 3 mots :

Ce business model permet au joueur de télécharger un jeu à partir d’un site portail, d’y jouer durant un temps limité ou avec un nombre de niveaux limité (sur pc) ou avec des caractéristiques réduites (sur consoles). Il est ensuite proposé au joueur de payer une somme entre 5 et 20 euros pour acquérir le jeu entier.

Les origines du try and buy

Le modèle Try before you buy existe depuis de nombreuses années avec les sharewares, sur pc. Aujourd’hui il existe un très grand nombre de portails proposant des jeux à télécharger, rassemblant leurs propres jeux et ceux d’autres éditeurs.

Le concept :

Quoi de plus intéressant pour un joueur que de pouvoir tester le jeu qu’il souhaite acheter avant de dépenser le moindre sous ?
De nombreux portails de jeux à télécharger permettent donc aux internautes de télécharger des jeux gratuitement sans être limités en nombre de jeux, mais en leur bloquant la durée de jeu accessible.
La plupart du temps, ce temps est limité à 60 minutes, mais il n’est pas rare de voir certains jeux limités à X niveaux jouables.
Les entreprises utilisant ce business model proposent souvent une classification de ces jeux car leur nombre est aujourd’hui très important.
On peut retrouver ces classifications :

  • Hidden Objects (jeux d’objets cachés)
  • Match 3 (Billes à associer par 3)
  • Puzzles
  • Arcade
  • Mahjong et lettres sont souvent des catégories à part entière
  • Aventure
  • Time management (gestion)
  • Stratégie

Ce concept de distribution permet aux joueurs de tester un grand nombre de jeux gratuitement, en revanche la frustration crée lors de la coupure est particulièrement forte.
Si vous n’avez jamais testé ce type de jeux, je vous encourage fortement à essayer et vous serez surement surpris lorsque étant prêt à cliquer sur le cornet de glace à servir au client (c’est un exemple ^^), vous vous retrouvez confronté à une belle fenêtre vous annonçant que les 60 minutes sont passées, alors que vous n’avez pas pu finir le niveau 11 et que vous étiez prêt à acheter un upgrade pour votre boutique !
Quoi qu’il en soit, la frustration que vous procurera la coupure, vous entrainera peut être à acheter le jeu complet !

Le marché :

Bien que le marché du casual gaming soit encore jeune, le nombre de sites portails de Try before you buy, a explosé.
Tout d’abord parce que ce type de jeu requiert moins de développement qu’un jeu normal, pèse entre 20 et 100  Mo, et coute infiniment moins cher.
Malgré tout plusieurs portails se démarquent en tant que leaders du marché :

Tandis que d’autres proposent leur offre de jeux en marque blanche, comme Oberon qui fournit la plateforme de jeux casual à MSN, Pogo.com et Orange par exemple.

Il faut toutefois savoir que la conversion entre essai gratuit et payant est en moyenne de 1%, lorsqu’elle dépasse les 2%, on peut considérer cela comme un succès.

Les joueurs ayant à leur disposition un grand nombre de jeu à tester, ils peuvent également se contenter des essais gratuits d’une heure sans passer à l’acte d’achat. C’est pourquoi le gameplay et le level design des premiers niveaux doivent être particulièrement soignés (il va sans dire que le reste du jeu également), afin que le futur acheteur soit séduit.
L’offre importante de ces casual games « gratuits », n’est pas en soi un inconvénient, même si le joueur sera peut être plus difficile dans ses choix,  il recherchera le genre qu’il lui plait et qui lui conviendra afin d’être sûr de son achat. En bref, plus le joueur essaiera de jeux, plus grande sera la probabilité qu’il en achète un.

Ce business model requiert par contre une audience adulte ayant à sa disposition des moyens de paiement ( CB, compte Paypal…) ainsi que des internautes n’étant pas rebutés par le fait  d’installer un jeu sur leur  pc.

Aujourd’hui, ces try and buy peuvent être aussi financés par la publicité, les casual games deviennent alors complètement gratuits mais soumis à des pages de pub durant les parties.

Commentaires

9 Réponses pour “Les Business Models du Casual Game : Try Before You Buy”
  1. Matthew dit :

    J’espère que tu t’es trompée en disant que ces jeux pèsent entre 20 et 100 giga, sinon il doit falloir un sacré bout de temps pour en télécharger un ^^

  2. admin dit :

    coquille corrigée ! ^^

  3. jdo dit :

    Hey ! en voilà un blog interessant :) :) Dans mes flux RSS à moi aussi :)

    Une ptite remarque sur la forme : les gros blocs de textes sont parfois un peu lourds à lire, un peu plus d’ »air » ou d’illustrations seraient bienvenues

    mais bon c’est surtout parce que je sais pas bien lire :)

    keep the good job :)

  4. admin dit :

    je note , je note, merci monsieur !

  5. attention à la définition exacte du taux de transformation, pas mal de sociétés la calculent de façon différente, par exemple en calculant le nombre d’achat par visiteurs uniques, le plus défavorable ou sur le nombre de jeux achetes sur jeux téléchargés, voir sur les jeux achetés sur jeux telecharges jusqu’au bout qui est de loin le ratio le plus favorable pour etre exposé aux journalistes, prospects et analystes !

    Il y a aussi une tres grande différence entre les pays (terrible dans le sude l’europe, plutot bon en allemagne et en France) et selon les moyns de paiement proposés. Enfin il y une très grande différence entre les jeux, certains atteingnant effectivement les 3 ou 4 % tandis que beaucoup se contentent de 0,2% ou moins pour les moins bons.

  6. Aude dit :

    merci d’avoir pris le temps d’apporter ces précisions ! C’est une réelle plus value d’avoir des commentaires et précisions apportés par les acteurs du milieu spécialisés dans ce business model

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