Casual games : Affiliation et Marque Blanche
31 mai 2009 par Aude
Classé dans Analyses / Etudes, Dossiers
Parmi les acteurs du casual gaming, un certain nombre proposent des solutions de marque blanche ( full marque blanche ou pas). Chaque site propose sa solution, qu’elle passe par une plateforme d’affiliation ou en direct. Voici donc une petite liste non exhaustive des solutions possibles, détaillées de ce que vous pouvez mettre en place afin de monétiser votre site ou votre blog et rentabiliser votre audience avec des casual games :
BigFish Games
Probablement le plus complet et le plus rémunérateur , ce programme permet entre autres de la marque blanche et de la full marque blanche :
- Liens vers des pages spécifiques: pages principales, par genre de jeux, par catégorie de jeux casual etc…
- Bannières avec différents messages et différentes tailles : 300*250, 80*08; 120*600, 125*125, 468*60, 728*90
- Bannières et liens personnalisés par jeux : Mac, PC et jeux en ligne
- Flux RSS : Nouveautés, Top des jeux, Mahjong, Action, Puzzle, Cartes, Lettres
- XML Data Url: Game list par langues
- simple XML Library
- Satellite Gamesite System : Full Marque Blanche qui vous permet d’uploader sur votre serveur, le site complet à paramétrer selon vos critères avec votre nom de domaine
Reversement : 70% du montant des ventes
Paiement : mensuel lorsque votre compte atteint $20
Pour s’inscrire, cliquez ci- dessous, créez un compte BigFish, validez votre compte en cliquant sur le lien dans l’email de confirmation, puis rendez vous en bas de page et cliquez sur Affiliate Program
Zylom.com
Zylom propose sans passer par une plateforme d’affiliation, un service à peu près complet, mais très basique . Il est donc possible :
- d’insérer une liste des jeux Zylom avec le « Full service partner program gamechannel.
- d’insérer un flux rss sur votre site avec le Partner Program RSS Feed
- d’insérer des liens vers un ou plusieurs jeux en particulier
Reversement : 25% du montant des ventes
Paiement au mois
Pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant et créez un compte sur Zylom, puis cliquez sur Partner Program en bas de page
Playfirst.com
Playfirst propose de la même manière que BigFish et zylom, la possibilité d’intégrer des bannières promotionnelles de jeux
Reversement : 40% du montant des ventes
Pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant et créez un compte surPlayfirst, puis cliquez sur Affiliate Program en bas de page
Realarcade
L’affiliation se fait avec le réseau Commission Junction avec des bannières publicitaires:
Reversement :
RealArcade GamePass: $12+ pourle 30-day Free Trial .
GameHouse FunPass: $20 pour chaque 7-day Free Trial
GameHouse Club FunTickets: 15% des ventes
King.com
Acteur majeur du casual, King.com édité par la société Midasplayer est un site de jeux casual, de type skill based-games. L’affiliation se fait avec les réseaux Netaffiliation ou Webgains.
Gameduell.com
Gameduell.fr est également un site de skill based-games comme King.com et fonctionne de la même manière.
Il existe un certains nombre de sites de jeux casual qui proposent des solutions d’affiliation, en passant par des plateformes d’affiliation. Je compléterai ce post avec une liste des plateformes d’affiliation spécialisées jeux.
Si vous avez des informations complémentaires, n’hésitez pas à me contacter pour que je les liste ci dessus.
Le Casual Games White Paper 2008/2009 IDGA enfin en ligne !
16 mars 2009 par Aude
Classé dans Actualités, Analyses / Etudes, Dossiers, Marché
L’IGDA ( International Games Developers Association ) a enfin mis en ligne le Casual Games White Paper 2008/2009 ! La dernière édition datait de 2006 et cela faisait pas mal de temps que nous l’attendions !
Plus de 200 pages consacrées au casual gaming, son industrie, ses business model, son audience, ses chiffres, ses developpements, mais également le design et sound design des casual games, leur gameplay et mécaniques de jeux , bref c’est complet, c’est bien fait et c’est surtout mis à jour, avec des chiffres récents. Cliquez sur l’image ci dessous pour ouvrir le pdf :
Une mine d’informations concernant le casual gaming !
Bonne lecture à tous et merci à Roman Nouzareth pour le lien !
Les Business Models du Casual Game : Vente au détail / Distribution
20 janvier 2009 par Aude
Classé dans Définitions, Dossiers
Suite des posts des business models des casual games, après avoir vu le Try and Buy ainsi que le Free to Play, nous allons nous attaquer à la distribution physique des casual games.
De mon point de vue, il existe deux types de distribution de casual games :
- Les jeux disponibles sur le net de type try and buy par exemple, que l’on porte sur console (ex: Diner Dash ou Bejeweled)
- Les jeux qui ne sortent qu’en support physique ( Dr Kawashima, Animal Crossing)
Voyons donc ce qu’est la distribution de casual games en support physique :
En 3 mots :
La vente au détail des casual games est tout simplement la vente d’un jeu sur DVD, dans un emballage et livré avec une notice. Le prix des jeux varie de 10 euro à 65 euro, ceux-ci sont présentés en rayon dans les chaines spécialisées et grandes surfaces.
Les origines :
Les jeux vidéos sont vendus depuis un grand nombre d’années en magasin, la vente au détail est le business model premier des jeux vidéo dits core ou hardcore.
Distribuer des jeux casual en magasin n’a, en soi rien d’innovant, sauf pour le portage d’un jeu distribué en premier lieu sur le web. L’un des premier à porter un try and buy en grande surface est MumboJumbo avec des best sellers d’autres éditeurs ( Bejeweled ou Luxor l’un de ses propres jeux) en 2003.
Le concept :
D’un point de vue traditionnel (les jeux ne sortant que sur support physique), la distribution de jeux casual implique les mêmes étapes de commercialisation que les jeux vidéo classiques.
Cela inclus donc : la fabrication, le design du packaging, le marketing, publicité autour du jeu (tv, radios, presse, site dédié) et en magasin (plv, achat de corner privilégiés etc…). Donc même si ces jeux remportent un beau succès, leur commercialisation peut rapidement représenter 50% du prix de vente.
Exemple des dépenses associées à la distribution d’un jeu casual :
- Prix de vente du jeu : $19.9
- Marge du distributeur: 30%
- Boite et dvd: $3
- Réalisation : $2
- Marketing : $2
- Soit $ 6 qui reviennent aux éditeurs du jeu. (Source CGA)
Si pour la plupart des grands éditeurs, les budgets dédiés à la commercialisation sont conséquents, il n’est pas rare pour les petits éditeurs de jeux d’abord édités sur le web de sortir des compilations de leurs jeux sur un seul support.
C’est pour cette raison que beaucoup d’éditeurs de jeux se contentent ainsi d’une distribution online, les couts de merchandising étant beaucoup trop élevés pour eux.
Quelques uns arrivent quand même, de part leur importance à porter leurs jeux en support physiques comme Bigfishgames, avec la sortie du jeu Mystery Case Files : Millionheir sur DS, ayant, à l’affiche de sa publicité outre atlantique, Liv Tyler !
Le marché :
La grande difficulté est d’amener les joueurs casual dans les rayons jeux vidéo des magasins généralistes et dans les chaines spécialisées.
Nintendo dispose de budgets marketing lui permettant des campagnes publicitaires multi-canal, mais si vous regardez d’un peu plus prés les rayons jeux des grands magasins, vous découvrirez des jeux dont vous n’avez jamais entendu parler, sauf si vous êtes un adepte du try before you buy.
C’est avec surprise que j’ai ainsi pu découvrir depuis quelques mois, l’arrivée de cake mania2, hot dish, diner dash, etc… en faisant mes courses (oui, je ne peux m’empêcher de passer par les jeux à chaque fois !)
Ces petits jeux vendus dans les 15 euros ne sont pas mis en valeur et sont méconnus du public. Ils entrent en compétition avec les autres jeux casual disponibles en rayon bénéficiant de campagnes de promo importantes.
Le bouche à oreilles peut fonctionner, le prix peut jouer dans la décision d’achat, mais le jeu peut également rester en rayon et constituer des stocks d’invendus (impensable en téléchargement).
Ce type de business model permet par contre de vendre son jeu, aux casual gamers, réticents à l’idée d’acheter un jeu en téléchargement.
Il faut donc avant de se lancer dans la commercialisation d’un jeu en support physique, avoir déjà connu un succès sur le web, être connu du public casual gamer, sans quoi le risque d’échec est important.
Les petites compagnies n’ayant pas d’expérience dans la chaine de distribution devront par conséquent s’adjoindre l’aide de spécialistes du marché, qui sauront développer ce business model à leur coté, en mesurant bien les risques et le potentiel de réussite du jeu.
Ce qui m’étonne aujourd’hui avec la dématérialisation des jeux et le téléchargement de plus en plus développé de jeux vidéo ( que cela soit par Xboxlive, Wiiware ou PSN ou sur pc) , c’est de voir arriver des casual games à contre courant. Affaire à suivre …
Notion de Gameplay en vidéo
Une petite vidéo extrêmement intéressante du site Game Classification sur la notion de gameplay dans les jeux vidéos. La démonstration qui y est faite m’a fait sourire plus d’une fois et montre bien que tous les genres de jeux se rejoignent, qu’ils soient casual, core ou hardcore ; de type arcade, course ou combat.
Je voulais la partager avec vous, parce qu’elle rejoint ma pensée sur le fait que les casual games sont des jeux vidéos comme les autres, même si certains pensent le contraire … si, si, ça existe encore ^^
Le site Game Classification est une mine d’informations, pour ceux qui veulent aller plus loin dans le décodage des jeux vidéos et l’appréhension des différents type de mécaniques de jeux.
Je l’ai trouvé accessible pour quelqu’un qui n’est pas vraiment « technique », mais souhaite comprendre un peu mieux comment » ça marche » , notamment la rubrique Gameplay et Démarche scientifique, et que je vous conseille de visiter, c’est passionnant !
Merci à Olympe qui m’a fait découvrir ce site et à Jeux Sérieux pour avoir fait un post dessus !
Les Business Models du Casual Game : Try Before You Buy
4 janvier 2009 par Aude
Classé dans Définitions, Dossiers
Quels sont les business models du casual game ? Comment les acteurs du marché génèrent-ils des revenus ?
Après avoir traité du business model Free to play, attaquons maintenant le Try and Buy, appelé également Trial to Purchase ou encore try before you buy.
En 3 mots :
Ce business model permet au joueur de télécharger un jeu à partir d’un site portail, d’y jouer durant un temps limité ou avec un nombre de niveaux limité (sur pc) ou avec des caractéristiques réduites (sur consoles). Il est ensuite proposé au joueur de payer une somme entre 5 et 20 euros pour acquérir le jeu entier.
Les origines du try and buy
Le modèle Try before you buy existe depuis de nombreuses années avec les sharewares, sur pc. Aujourd’hui il existe un très grand nombre de portails proposant des jeux à télécharger, rassemblant leurs propres jeux et ceux d’autres éditeurs.
Le concept :
Quoi de plus intéressant pour un joueur que de pouvoir tester le jeu qu’il souhaite acheter avant de dépenser le moindre sous ?
De nombreux portails de jeux à télécharger permettent donc aux internautes de télécharger des jeux gratuitement sans être limités en nombre de jeux, mais en leur bloquant la durée de jeu accessible.
La plupart du temps, ce temps est limité à 60 minutes, mais il n’est pas rare de voir certains jeux limités à X niveaux jouables.
Les entreprises utilisant ce business model proposent souvent une classification de ces jeux car leur nombre est aujourd’hui très important.
On peut retrouver ces classifications :
- Hidden Objects (jeux d’objets cachés)
- Match 3 (Billes à associer par 3)
- Puzzles
- Arcade
- Mahjong et lettres sont souvent des catégories à part entière
- Aventure
- Time management (gestion)
- Stratégie
Ce concept de distribution permet aux joueurs de tester un grand nombre de jeux gratuitement, en revanche la frustration crée lors de la coupure est particulièrement forte.
Si vous n’avez jamais testé ce type de jeux, je vous encourage fortement à essayer et vous serez surement surpris lorsque étant prêt à cliquer sur le cornet de glace à servir au client (c’est un exemple ^^), vous vous retrouvez confronté à une belle fenêtre vous annonçant que les 60 minutes sont passées, alors que vous n’avez pas pu finir le niveau 11 et que vous étiez prêt à acheter un upgrade pour votre boutique !
Quoi qu’il en soit, la frustration que vous procurera la coupure, vous entrainera peut être à acheter le jeu complet !
Le marché :
Bien que le marché du casual gaming soit encore jeune, le nombre de sites portails de Try before you buy, a explosé.
Tout d’abord parce que ce type de jeu requiert moins de développement qu’un jeu normal, pèse entre 20 et 100 Mo, et coute infiniment moins cher.
Malgré tout plusieurs portails se démarquent en tant que leaders du marché :
Tandis que d’autres proposent leur offre de jeux en marque blanche, comme Oberon qui fournit la plateforme de jeux casual à MSN, Pogo.com et Orange par exemple.
Il faut toutefois savoir que la conversion entre essai gratuit et payant est en moyenne de 1%, lorsqu’elle dépasse les 2%, on peut considérer cela comme un succès.
Les joueurs ayant à leur disposition un grand nombre de jeu à tester, ils peuvent également se contenter des essais gratuits d’une heure sans passer à l’acte d’achat. C’est pourquoi le gameplay et le level design des premiers niveaux doivent être particulièrement soignés (il va sans dire que le reste du jeu également), afin que le futur acheteur soit séduit.
L’offre importante de ces casual games « gratuits », n’est pas en soi un inconvénient, même si le joueur sera peut être plus difficile dans ses choix, il recherchera le genre qu’il lui plait et qui lui conviendra afin d’être sûr de son achat. En bref, plus le joueur essaiera de jeux, plus grande sera la probabilité qu’il en achète un.
Ce business model requiert par contre une audience adulte ayant à sa disposition des moyens de paiement ( CB, compte Paypal…) ainsi que des internautes n’étant pas rebutés par le fait d’installer un jeu sur leur pc.
Aujourd’hui, ces try and buy peuvent être aussi financés par la publicité, les casual games deviennent alors complètement gratuits mais soumis à des pages de pub durant les parties.






